
J'aurais nettement préféré ne jamais te connaître, pour me préserver de cette sorte d'addiction qui fait un peu partie de ma vie maintenant, pour oublier que cette rencontre n'était qu'un piège à con, que ta vie reste un peu la mienne et que j'ai des obligations à présent.
Si je me rappelle la superbe Gibson sur laquelle tu composais, j'en viens à soupçonner le fait qu'une époque sans toi fût moins sinistre, jusqu'à ce 15 août où Padam ! T'as fait irruption, et, mine de rien, jour après jour, avec une certaine insouciance tu venais de faire l'acquisition d'une espèce de potiche dévouée à ton sois disant talent. J'avais droit à ma première chanson: miss catastrophe.
Ton héritage sera le mien et mes emmerdes seront les tiennes, on s'enlise peu à peu dans ce bordel, cette solidarité envers et contre tout, si tu suis mon regard tu verras le night shop où l'ont s'est rencontrés, tu verras sûrement aussi un peu de regrets. Malgré tout tu es mon amour et j'emmerde le reste, sans viser personne.
La toxicomanie s'empare de nous, on aurait aussi bien pu écrire et chanter Brandt Rhapsodie, en plus dégueulasse et en moins amère. Si l'espoir fait vivre, le désespoir aussi en réalité. Prenons le large un instant, on se perd, tu cours après la gloire et je reste là, tu croules sous les propositions et je coule sans raison. Tout ça me tourmente et je suis perdue, mais assez parlé de moi, tu pars demain pour Buenos Aires, finalement tu n'as pas tout raté , ta vie prend forme et tu souris, Lyon Presqu'il n'est plus qu'un répugnant souvenir à tes yeux, et moi avec.
Mélancolique, parce qu'il est passé le temps où il m'était permis de te faire attendre. Qu'a présent je ne suis plus rien dans ton histoire. Reviens mon amour, ne pars pas comme ça, on est jaloux de tout, l'histoire est abusive, la peine imméritée, ton bonheur est insoutenable. Le 15 septembre tu reviendras, j'aurais changé en vérité, dans d'autres bras.